A Clermont, le marché se transforme : Moins de grands projets, plus de petites surfaces, davantage de sélectivité.
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Le marché de l’immobilier d’entreprise clermontois ralentit… mais ne décroche pas. C’est le principal enseignement du dernier panorama publié par la Fnaim Auvergne. Derrière des chiffres en baisse, c’est surtout une transformation en profondeur qui se dessine.
En 2025, les surfaces commercialisées reculent de 16 %, pour atteindre 75 619 m². Pourtant, le nombre de transactions progresse nettement (+24 %). Un paradoxe qui s’explique simplement : les entreprises louent davantage, mais sur des surfaces plus petites.
« Nous évoluons dans un contexte en profonde mutation », souligne la Fnaim dans son rapport, évoquant « la montée en puissance de nouveaux usages » comme le télétravail ou les espaces hybrides. Résultat : les entreprises cherchent plus de flexibilité et hésitent à s’engager sur le long terme.
Une réticence à s’engager sur le long terme
Dans les bureaux, cette tendance est particulièrement visible. La demande recule de 10 %, avec des recherches concentrées sur des petites surfaces, souvent inférieures à 100 m². « Les utilisateurs expriment un besoin accru de flexibilité avec une réticence à s’engager sur le long terme », précise la Fnaim.
Même constat du côté des locaux d’activités, où la chute est plus brutale (-46 %). Ici, le contexte économique joue à plein : hausse des coûts, incertitudes, prudence des dirigeants. « Les entreprises adoptent une attitude prudente dans leurs décisions immobilières ».
Le commerce, lui, résiste mieux, mais se transforme. Le centre-ville évolue, porté par la restauration, les loisirs et les concepts mêlant expérience et services. « Le marché s’inscrit pleinement dans une phase de transformation structurelle », indique l’organisme immobilier.
Prime aux locaux neufs et performants
Autre phénomène marquant : l’écart qui se creuse entre les biens. Les locaux récents, bien situés et performants sur le plan énergétique restent attractifs. À l’inverse, les biens plus anciens peinent à trouver preneur. « Les actifs de qualité restent attractifs tandis que les bureaux obsolètes sont délaissés », résume la Fnaim.
Pour autant, le territoire conserve des atouts. « Le Grand Clermont n’est pas en retrait mais en transition », insiste l’organisation, mettant en avant son attractivité et son positionnement compétitif.
En clair, le marché ne s’effondre pas, mais il se redessine. Moins de grands projets, plus de petites surfaces, davantage de sélectivité. Une évolution qui reflète, au fond, les nouveaux modes de travail et les attentes des entreprises.